Dans la terminologie politique, la notion de pouvoir est le plus souvent exprimée par un suffixe emprunté du grec kratos, « pouvoir, puissance », dérivé de kratein, « exercer le pouvoir », « maîtriser », que l’on retrouve dans « démocratie ». Mais, l’idée de pouvoir peut être aussi exprimée par le suffixe arkhós, « dirigeant, chef, souverain », parfois traduit par « celui qui gouverne », « celui qui commande », qui détient l’autorité, dérivé de arkhein, « commander », que l’on retrouve quant à lui, dans « monarchie ». Selon le dictionnaire grec-français d’Anatole Bailly, le mot arkhê est polysémique en grec ancien. Il désigne tout à la fois le commencement, c'est-à-dire l'origine ou la c, mais aussi la personne ou la chose qui commence, le chef, le premier d'une série. On retrouve ces nuances dans l’étymologie de « monarchie » (un seul chef), « anarchie » (absence de chef), « oligarchie » (un petit nombre de chefs), mais aussi de « archange » (premier messager) ou de « hiérarchie » (ordre de primauté à caractère sacré).
Exploitation de l'information utile
« le renseignement, c’est l’information juste, juste à temps, au service d’une action juste »
mercredi 25 mars 2026
Autorité et démocratie : le pouvoir en question
samedi 7 mars 2026
Du Droit des gens au Droit des peuples en passant par les droits de l’Homme
Cet article est une mise à jour d'un article plus ancien tiré du glossaire ("Du Droit")
Le Droit, c’est « ce qui est juste ; ce qui est conforme à une règle implicite ou édictée », nous indique l’Académie en précisant que le mot nous vient au IXe siècle, du bas latin directum, « ce qui est juste », « justice », puis « règles du droit ». L’Académie distingue deux sens différents du mot, selon qu’il est employé au singulier (le Droit) ou, comme c’est le cas « le plus souvent », « au pluriel » (par exemple, les droits de l’homme).
jeudi 22 janvier 2026
L’État, L’Europe et le droit des peuples
vers une théorie de l’information revisitée au prisme des humanités, pour un renouveau démocratique indispensable à la paix civile dans le monde qui vient
(dernière mise à jour du 21/02/2026, cet article a fait l'objet d'une tribune K2 du 23/02/2026)
Le fondateur de notre Cinquième République, observant que « toute notre histoire » avait connu « l'alternance des immenses douleurs d'un peuple dispersé, et des fécondes grandeurs d'une nation libre groupée sous l'égide d'un État fort »[1], justifiait ainsi sa vision de l’État inspirant les grandes lignes de la Constitution qu’il proposera par la suite aux Français :