Dans l’épais brouillard civilisationnel qui nous envahit chaque jour un peu plus, et au moment d'enjamber définitivement ce mois de janvier sur le fragile pont de singe qui s'enfonce dans un avenir bien incertain, il m’a semblé important de renforcer cette foi en l’avenir qui m’a toujours guidé, car je la crois consubstantielle de toute vie humaine. J’ai donc ressenti le besoin de faire un dernier point à partir de mes observations de 2023 qui s’estompent désormais dans le sillage de 2024, afin de recaler cette foi un peu tâtonnante, comme le marin recale son estime avant d’entrer dans la brume.
« le renseignement, c’est l’information juste, juste à temps, au service d’une action juste »
mercredi 31 janvier 2024
mardi 16 janvier 2024
du MANAGER et du MANAGEMENT (T 33)
Je complète ici mon petit glossaire insolite de l'infocom dont je m'efforcerai ponctuellement de poursuivre l'enrichissement au fur et à mesure de mes lectures et de mes réflexions en lien avec le discours sur "les mots, l'information, la communication et la documentation au service de la démocratie en République". Le manager qui a remplacé aujourd'hui le chef dans le discours entrepreneurial mérite sans doute que l'on s'intéresse à lui et à l'usage politique de cet anglicisme facile à franciser.
vendredi 29 décembre 2023
De l’éthique à la politique en passant par la science
La politique doit être à la Cité, ce que l’éthique est à l’individu, soit « un ensemble réfléchi et hiérarchisé » de ses intérêts, « fait de connaissances et de choix »[1] assujettis à une conscience aigüe de l’autre pour en comprendre les différences et anticiper les affrontements qui peuvent en résulter.
jeudi 12 octobre 2023
Appel au renouveau de la recherche pour le développement d'une "intelligence collective" à vocation politique (2)
mercredi 11 octobre 2023
Appel au renouveau de la recherche pour le développement d'une "intelligence collective" à vocation politique (1)
mardi 19 septembre 2023
De la démocratie en République (4)
intelligence
collective et conscience politique, enjeu d’une révolution culturelle et
cognitive
Une pensée politique peut dès lors être élaborée collectivement, tout en demeurant, à l’image de notre pensée ordinaire, « essentiellement pratique et orientée vers l’action ». La « grille conceptuelle ([1]) à travers laquelle elle perçoit les objets » de la réalité reste en effet, « déterminée par la situation qui nous met en relation avec eux et par notre intention envers eux ». Comme notre pensée ordinaire, « en regard de la complexité illimitée de ces objets, cette pensée » collective « est simple » ([2]). Elle procède d’une démarche fonctionnant à l’inverse de la démarche scientifique parfois ardue, en ne recherchant pas comme cette dernière, la cause qui détermine l’effet observé pour l’expliquer, mais bien plutôt l’effet désiré en relation avec la « Cause », qui détermine l’action à entreprendre en lui donnant sens, renouant ainsi avec la racine grecque du mot cybernétique. Elle ne s’oppose pas à la démarche scientifique, mais la complète : pour décider avant d’agir, il faut d’abord connaître la situation à laquelle l’action va s’affronter en expliquant l’enchaînement de relations causales qui l’ont engendré, mais il faut aussi anticiper cette action en cherchant à comprendre les conditions de sa réalisation, en saisir ensemble les différentes facettes, soit embrasser par la pensée tous ses effets possibles.
lundi 18 septembre 2023
De la démocratie en République (3)
la société de l’information et la question du sens, mémoire et verbe, système d’information et document
Dans notre « société de l’information » encore en pleine gestation, il faut à tout prix éviter ce mouvement de balancier mortifère « entre totalitarisme déshumanisant, individualisme désocialisant et communautarisme destructeur » dont l’histoire récente nous a donné maints exemples, et que je dénonçais dans une tribune précédente ([1]). Les discours scientifiques sur le thème de la société de l’information, le logos ou la Raison qui les porte, relèvent d’une sorte d’anthropologie politique à la fois prospective et historique : ils doivent accompagner « l’homme à venir » dans la Cité du futur, et permettre en même temps d’inscrire les bouleversements attendus de la révolution informatique en cours, dans la lignée des grandes mutations culturelles et politiques du passé liées à l’invention de l’écriture puis de l’imprimerie.