lundi 5 mai 2025

De l'éthique à la politique en passant par la science 6 (prologue)

Essai de philosophie politique appliquée (suite)

PROLOGUE

des comptes ou du calcul à la pensée …

Calculer ou compter, c’est faire des comptes. Un compte, c’est le résultat de cette action. Le verbe compter nous vient du latin computare, « compter, calculer », de cum, « avec », et putare, « élaguer », « apurer », « penser, évaluer, réfléchir ou juger ».

samedi 3 mai 2025

De l'éthique à la politique en passant par la science 5 (introduction - suite et fin)

Essai de philosophie politique appliquée (suite)

INTRODUCTION (suite et fin)

… et la science politique  

La politique devient dès lors une science s’appuyant sur la raison et la dialectique, qui permet des choix dont la nature nécessairement collégiale impose le recours à une discipline rigoureuse.

jeudi 24 avril 2025

De l'éthique à la politique en passant par la science 4 (introduction - suite)

Essai de philosophie politique appliquée (suite)

INTRODUCTION (suite)

... en passant par la connaissance…

Entre science et conscience, l’étymologie nous suggère cette idée de mise en commun qui transforme des données combinées entre elles pour en faire des connaissances dans nos mémoires individuelles, soit une science élémentaire au sens premier du mot (du latin scientia, "connaissance"). Mais elle nous incite aussi à étendre ce partage à la communauté qui est indéniablement le vaste champ d’application de la science comme de la politique. S’il est vrai que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme », comme l’observait jadis Rabelais, le fil qui conduit de l’une à l’autre est sans aucun doute une affaire de sens. De la science à la conscience, il est en effet un lien fort qui unit dans la mémoire nos cinq sens au sens commun, orientant ainsi l’éthique individuelle et l’action juste qui en procède. 

vendredi 11 avril 2025

De l'éthique à la politique en passant par la science 3 (introduction - suite)

 

Essai de philosophie politique appliquée (suite)

INTRODUCTION (suite)

de l’individu au collectif…

Dans le monde d’Aristote, prolongé par Thomas d’Aquin, la société était faite de liens correspondant à des hiérarchies acceptées par la communauté au sein de laquelle les différences se complétaient. Dans le monde de Machiavel, de Hobbes et de bien d’autres encore, depuis l’invention de l’imprimerie jusqu’à nos jours, après que « tout protestant fut pape, une Bible à la main »[1], la différence est devenue inégalité et l’égalité, un idéal absolu impossible à atteindre, masquant le dessein plus réaliste d’une équité raisonnable.

lundi 31 mars 2025

De l'éthique à la politique en passant par la science 2 (introduction)


 Essai de philosophie politique appliquée (suite)

INTRODUCTION

une éthique allant de l’individu au collectif grâce à la connaissance de l’autre

La paix universelle se réalisera un jour, non parce que les hommes deviendront meilleurs (il n’est pas permis de l’espérer), mais parce qu’un nouvel ordre de choses, une science nouvelle, de nouvelles nécessités économiques leur imposeront l’état pacifique, comme autrefois les conditions mêmes de leur existence les plaçaient et les maintenaient dans l’état de guerre. (Anatole France)[1].

Et si d’aventure, Anatole France avait raison ? Nul doute alors qu’il conviendrait de s’intéresser dès aujourd’hui à l’émergence de cette science nouvelle peut-être déjà en gestation.

vendredi 28 mars 2025

De l'éthique à la politique en passant par la science 1 (avant-propos)

 Essai de philosophie politique appliquée

 

Je vous livre ici les premières pages d’un essai traitant d'objets philosophiques utiles à la politique, allant de l’individu au collectif en passant par la science. Ce travail tente d'appliquer le résultat de mes recherches en sciences de l'information et de la communication, à de nouvelles approches politiques susceptibles d'émerger dans un monde en proie à des mutations technologiques, scientifiques, culturelles et politiques majeures. Les collectivités nationales devront pouvoir y conserver leur souveraineté pleine et entière, sans nuire pour autant à  l’intérêt général de notre "village global" planétaire en plein développement.

vendredi 14 mars 2025

« Menace existentielle » et « intérêts vitaux » : la France en Europe face à la Russie, dans un monde en reconstruction

« La défense ! », nous disait de Gaulle dans son discours de Bayeux, « C’est là, en effet, la première raison d’être de l’État. Il n’y peut manquer sans se détruire lui-même ». Avec la Constitution de la cinquième République, qui lui accordait le statut de chef des armées, il aurait pu reprendre à son compte la célèbre formule attribuée à Louis XIV : « l’État, c’est moi ». Mitterrand un peu plus tard, se coulant à la perfection dans des institutions qui lui avaient été léguées par le général bien qu’il les ait longtemps combattues, adaptait la formule à la guerre froide qui perdurait, en observant dit-on : « la dissuasion, c’est moi ».