(cet article a fait l'objet d'une tribune K2 du 15/12/2025)
La cinquième République, telle que nous en avons esquissé ici les grands principes[1] conformes à l’esprit de la politie aristotélicienne[2], c’est avant tout un chef, le monarque, détenteur suprême d’une autorité qu’il exerce au nom du peuple souverain sur une élite aristocratique placée à la tête du pays. Sous sa haute autorité, ces grands serviteurs de l’État forment une hiérarchie composée des ministres de son gouvernement, et des représentants du peuple réunis en Parlement. Les ministres exercent avec lui le pouvoir exécutif, tandis que les parlementaires contrôlent l’action des premiers, au nom du peuple souverain qui leur délègue le pouvoir législatif. Tous, dans l’exercice de leurs fonctions respectives, ministres comme parlementaires, à l’exception du chef de l’État, premier magistrat du pays dont l’autorité s'impose à l’ensemble de la nation, sont soumis à l’arbitrage des magistrats du siège détenteurs de l’autorité judiciaire.