mardi 17 janvier 2023

de l’INTÉRÊT (T17.2)

À la fois forme de désir ou de curiosité, l’intérêt, c’est également ce qui importe ou ce qui convient. L’intérêt est en réalité, un désir réfléchi ou intelligent : tout ce qui peut m’être utile et donc bénéfique, est de mon intérêt, mais l’intérêt bien compris de chacun tend naturellement vers l’intérêt général.

Pour "bien comprendre" l’exacte portée de ce concept recouvrant tout ce qui peut m’être utile ou bénéfique, il faut accepter cette idée, contrintuitive de nos jours, que le général ou le collectif l’emporte toujours sur le particulier ou l’individuel. L’homme est un animal politique nous dit Aristote, donc un animal social qui vit entouré d’autres avec lesquels il doit compter, sur lesquels il doit pouvoir compter et pour lesquels il pense devoir compter. La bonne compréhension de tout ce qui peut m’être utile ou bénéfique passe nécessairement par la meilleure connaissance possible de l’autre.

Mais si l’intérêt est bien un désir individuel ainsi réfléchi ou intelligent irrémédiablement attaché à la prise en compte de l’autre, il ne peut pas être mis sur le même plan que les objets de ce désir dont la valeur dépend de l’intensité ou de l’importance même de ce désir.

L’intérêt s’applique à un sujet, personne physique, comme à une entité, personne morale considérée comme un être ayant sa propre individualité. S’il est un objet de désir particulier complémentaire de l’intérêt général, il est intrinsèquement subjectif, et ne peut en aucun cas prétendre à l’universalité comme certaines valeurs objectives désirables.

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