Du bas latin identitas, « qualité de ce qui est le même », dérivé du latin classique idem, « le même », l’identité est une exacte ressemblance entre des entités qui ont une existence distincte. L’identité d’un individu est une caractéristique, une empreinte, un trait distinctif, une manière d’être et d’agir qui lui est propre. C’est ce qui chez lui reste identique en permanence, et fonde son individualité.
Appliquée à une personne physique, l’identité indique un état physique autant que psychique, une manière d’être, de sentir, de penser, d’agir et de réagir qui lui est propre, la distingue des autres et, en ce qu’elle a de stable, fonde son individualité. On verra par la suite que cette notion d’identité peut s’appliquer à des entités dépassant la stricte individualité d’une personne physique. En droit, elles sont alors considérées comme des personnes « morales ». Sans se préoccuper donc, pour l’instant, de la distinction entre personne physique et personne morale, qui ne change rien au concept, on peut en revanche se contenter de noter ce qui fonde l’essence même de ce principe d’identification des individus.
L’identité est indissociable de cette idée de stabilité ou de permanence d’une certaine manière d’être ou d’agir propre à chaque individu. La principale motivation de cette manière d’être et d’agir identifiable à la personnalité d’un individu, celle qui marque le plus cette idée de permanence intrinsèquement liée à son identité, c’est sans doute une quête incessante de la satisfaction de ses intérêts propres, qui caractérise le plus complètement l’individu en question.
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