Dérivé du latin valere, « être fort, vigoureux » ou « avoir de la valeur », la valeur peut être aussi bien une force, qu’une vertu : c’est ce qui vaut. Valoir, c’est être plus ou moins désirable.
La valeur s’applique à un objet qui peut être désiré, et se distingue ainsi de l’intérêt qui, on l’a vu, s’applique à un sujet, celui qui désire. Pour illustrer cette distinction qui est, à mon sens, fondamentale, on peut s’intéresser à cette Valeur suprême, le Bien qui est en philosophie, la perfection objet naturel de tous nos désirs s’opposant au Mal qu’il faut repousser. Mais, cette Valeur, c’est aussi un bonheur pour celui qui la possède. Dans le langage courant, le bien désigne ce qui est conforme à la morale, objet de nos désirs, une valeur, qu’il faut bien discerner du mal. Mais le même mot s’utilise également pour désigner un bien que l’on possède et qui a de ce fait une certaine valeur.
En politique, on oppose souvent le combat pour des valeurs, au combat pour des intérêts soient des désirs réfléchis. Cette opposition se retrouve dans toutes nos démocraties modernes, entre la gauche et la droite, entre démocrates et républicains ou entre progressistes et conservateurs : les premiers, se battent pour des valeurs, tandis que les seconds, se battent pour des intérêts.
Ce qui distingue la valeur du désir ou de l’intérêt, c’est sa relativité. Elle est en effet, une grandeur relative qui se mesure, non pas absolument comme le désir réfléchi avec intelligence, façonnant un intérêt bien compris, mais par rapport à d’autres, en plus ou en moins.
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